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Images en direct de la falaise de St-May (26). Rafraîchissement automatique toutes les 4 secondes. Caméra coupée au crépuscule.

 

Archives vidéos

Titre Date Lien
Accouplement vautours fauves 12/02/2012 Voir la vidéo
Couple nid gauche 11/02/2012 Voir la vidéo
Vautour fauve dans neige 20/12/2011 Voir la vidéo
Vautour fauve sous neige gros plan 18/12/2011 Voir la vidéo
Accenteur alpin 17/12/2011 Voir la vidéo
Adulte vire de droite 06/11/2011 Voir la vidéo
Adulte sur nid 05/11/2011 Voir la vidéo
Vautour fauve Zoom 23/10/2011 Voir la vidéo
Deux jeunes fauves sur vire 15/10/2011 Voir la vidéo
Vautour fauve sur la vire 21/09/2011 Voir la vidéo
 

Panorama - Vallée de l'Eygues

Info Panorama rafraichit toutes les heures -

 

Fiches espèces

Pour en savoir plus sur les vautours et autres oiseaux présents à cette zone emblématique des Baronnies Provençales, des fiches espèces sont à votre disposition ci-dessous. Cliquez sur l'espèce qui vous interresse pour consulter tous les détails sur celle-ci.

  • Crédits photo : C.TESSIER

    Vautour fauve

    Gyps fulvus.

    C’est l’un des plus grands rapaces de France. Son envergure varie de 2,35 m à 2,65 m pour un poids de 7 à 11 kg...

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  • Crédits photo : C.TESSIER

    Vautour moine

    Aegypius monachus.

    C’est le plus grand rapace d’Europe avec une envergure de près de 3 mètres. Son poids varie entre 7 et 10 kg...

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  • Crédits photo : C.TESSIER

    Vautour percnoptère

    Neophron percnopterus.

    Le Vautour percnoptère est le plus petit des 4 vautours d’Europe. Son envergure varie de 1,50 à 1,65 m, son poids moyen est de 2kg...

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  • Crédits photo : J.HEURET, ASTERS

    Gypaète barbu

    Gypaetus barbatus.

    C’est l'un des plus grands rapaces d'Europe avec le vautour moine. Son envergure varie de 2,60 à 2,90 m pour un poids de seulement 5,5 à 6,5 kg...

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  • Crédits photo : M.PHISEL

    Aigle royal

    Aquila chrysaetos.

    Ce roi des rapaces est aussi appelé “aigle doré” en référence à la couleur de ses plumes recouvrant sa nuque et l’arrière de son crâne...

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  • Crédits photo : M.PHISEL

    Faucon pèlerin

    Falco peregrinus.

    Le mot faucon vient du latin Falco qui signifie faucon, lui même dérive du mot falx qui signifie "faux", par allusion à la forme des ailes en forme de lame de faux...

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  • Crédits photo : M.PHISEL

    Grand Duc d'Europe

    Bubo bubo.

    Le Grand-duc d’Europe est le plus grand rapace nocturne d’Europe avec ses 70 cm de hauteur et son quasi 1.90m d’envergure et jusqu'à plus de 3kg pour la femelle...

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  • Crédits photo : O.TOURILLON

    Tichodrome échelette

    Tichodroma muraria.

    Le Tichodrome est un petit oiseau d’environ 25g. Cette espèce montagnarde, est facilement...

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  • Crédits photo : R.MATHIEU

    Merle bleu

    Monticola solitarius.

    C’est un petit oiseau d’une vingtaine de centimètres pour une quarantaine de grammes en moyenne...

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  • Sources Bibliographiques pour l'élaboration des fiches :

    http://www.oiseaux.net
    http://www.conservation-nature.fr
    http://avibase.bsc-eoc.org
    CORA, 2003. Atlas des oiseaux nicheurs de la Drôme. 312 p.
    CORA, 2003. Les Oiseaux nicheurs de Rhône-Alpes. CORA Editeur. 336 p.
    CRAVE, PN DES ECRINS, 1999. Faune sauvage des Alpes du Haut -Dauphiné – Atlas des Vertébrés – TomeII – Oiseaux. 272 p.

    Sources personnelles :

    Aurélie CAROD

    SMBP

    Christian TESSIER

    Vautours en Baronnies

    Julien TRAVERSIER

    Vautours en Baronnies

Historique

Retour des vautours dans les Baronnies

Source : C. Tessier (Association Vautours en Baronnies)

En 1981, la disparition dans le sud du département de la Drôme du dernier couple de Vautour percnoptère marquait la disparition totale des grands rapaces charognards. En effet, hormis quelques observations sporadiques, le Vautour fauve, le Gypaète barbu et le Vautour moine avaient disparu depuis déjà longtemps.

Le retour des Vautours dans le département allait s’amorcer avec le réétablissement du Vautour fauve dans le Massif des Baronnies en décembre 1996. Seize ans plus tard, la situation est totalement inespérée puisque les quatre espèces sont observées dans le département et a fortiori dans les Baronnies Provençales.


L’historique des Vautours et leur retour dans les Baronnies

Le Vautour fauve

Le Vautour fauve est un rapace qui vivait jusqu’au début du XXème siècle dans tous les pays bordant la Méditerranée. Il était présent en nombre important (plusieurs milliers d’individus d’après certains naturalistes du XIXème) sur tous les massifs de moyenne montagne du sud de la France. Les causes de sa disparition sont liées à l’Homme (destruction directe, empoisonnement et mise en place de la loi sur l’équarrissage faisant disparaître la nourriture issue des troupeaux d’ongulés domestiques).

Dès 1987, des naturalistes de la Drôme lancent l’idée de relâcher des Vautours fauves dans le Massif des Baronnies. Cette idée est inspirée par la réussite de la réintroduction de cette espèce sur les Grands Causses (sud du Massif central) par le fond d’intervention pour les rapaces et le Parc national des Cévennes.

En janvier 1994, les premiers vautours sont récupérés dans des centres de soins français et surtout espagnols. Les oiseaux vont séjourner pendant presque trois ans dans deux grandes volières installées sur le site de lâcher. Cette captivité va permettre aux oiseaux de s’imprégner du paysage des Baronnies, de créer des liens entre eux et d’être mâtures au moment du lâcher. Juste avant leur libération, les vautours ont été équipés de bagues et d’un émetteur qui ont permis le suivi de chaque oiseau libéré.

Le 07 décembre 1996, les premiers Vautours fauves sont relâchés à Rémuzat, et une petite colonie de neuf individus s’installe dans les falaises du « Rocher du Caire ». Aujourd’hui, cette colonie compte plus de 400 individus issus des différents lâchers mais également des oiseaux nés en milieu naturel (102 poussins en 2012) ou venus s’installer spontanément depuis des colonies parfois très éloignées (dans les Causses, les Pyrénées, l’Espagne, l’Italie, la Croatie…). Le domaine vital de cette colonie est estimé aujourd’hui à plus de 10 000 km². La colonie de Vautour fauve des Baronnies est la plus importante de l’arc alpin.

Le Vautour percnoptère

Jusqu’au début du XXème siècle, le Vautour percnoptère était présent en France de la chaîne des Pyrénées à la frontière italienne en passant par le Massif central, le Languedoc, la région Rhône-Alpes et la Provence. La régression semble avoir débuté dans la seconde moitié du XIXème siècle. Plusieurs causes peuvent l’expliquer : modification des pratiques pastorales et loi sur l’équarrissage, destruction directe, disparition des décharges publiques, destruction pendant la migration et sur les lieux d’hivernage (épandage massif d’insecticides contre les criquets, empoisonnement de charognes contre les hyènes et les chacals), dérangement sur les sites de reproduction.

Aujourd’hui, seul le massif pyrénéen possède une population importante avec des effectifs de 60 à 70 couples. Le noyau méditerranéen qui s’étend de l’Hérault aux Alpes-de-Haute-Provence compte 22 couples reproducteurs. Dans le département de la Drôme, un couple de Vautour percnoptère nicheur est découvert dans les gorges de l’Eygues en 1976. Le couple sera observé jusqu’en 1981. A partir de cette date, les observations vont devenir anecdotiques. L’espèce semblait vouée à disparaître du département, mais un fait nouveau va inverser cette tendance : la réintroduction du Vautour fauve dans les Baronnies. En effet, attiré par la présence de la colonie de Vautour fauve, un couple s’installe à nouveau dans les Baronnies en 1999. La première reproduction est notée l’année suivante. En 2007, un second couple s’installe dans les Baronnies et en 2008 un troisième sur la bordure sud du Vercors

Le Vautour moine

Vers 1840, un Vautour moine était tué près de Nyons. Cette donnée constitue probablement la dernière observation de l’espèce dans la Drôme. Après le succès du programme « Vautour fauve » et la réapparition spontanée du Vautour percnoptère, l’association « Vautours en Baronnies » a débuté la réintroduction du Vautour moine en 2004. Pour cette espèce rare en Europe, l’association travaille en étroite collaboration avec la Fondation pour la Conservation du Vautour moine. Deux méthodes de lâcher expérimentées avec succès pour la réintroduction dans les Grands Causses et le renforcement de la population de Vautours moines des Baléares (Mallorque), sont utilisées : la méthode des « volières » et la méthode du « taquet ».

La méthode des « volières »

Elle s’applique à des oiseaux ayant plus d’un an et consiste à garder en captivité des vautours pendant plusieurs mois, au coeur du domaine vital qui sera le leur par la suite. Cette méthode permet de libérer des oiseaux récupérés en difficultés dans les colonies espagnoles. En effet, chaque année, plusieurs individus sont récupérés affaiblis et dénutris, notamment en Estrémadure et Andalousie. Ces oiseaux sont soignés en centre de soins spécialisés puis acheminés dans les volières de lâcher du site de réimplantation. Au bout de quelques mois de captivité, les oiseaux à réinsérer en milieu naturel sont isolés dans une volière de prélâcher. Après ouverture d’une des trappes, le vautour choisit alors lui-même le moment où il va quitter la volière. L’avantage de cette méthode « rapide » est que les oiseaux connaissent déjà les sensations liées au vol. Leur apprentissage est donc plus rapide.

La méthode du « taquet »

Cette technique concerne de jeunes oiseaux nés en captivité dans des parcs zoologiques. A l’âge de 80-90 jours, lorsque leur plumage est suffisamment développé pour les protéger des intempéries et qu’ils sont capables de manger seuls. Ils sont placés à deux minimum sur une aire de nidification artificielle (aux dimensions d’une construction naturelle) sur une vire. L’apport de nourriture et d’eau se fait de nuit pour éviter tout contact avec l’être humain. Le site choisi doit être situé sur une zone où évoluent des congénères ou d’autres espèces de vautours et isolé de tout dérangement. Pendant toute la durée de leur séjour au nid, les jeunes doivent être surveillés de l’aube au coucher du soleil afin de prévenir tout incident. A l’âge de quatre mois les jeunes Vautours moines s’envolent. Ils resteront « imprégnés » de la région, comme s’ils y étaient nés et la majorité d’entre eux s’y reproduiront à l’âge adulte (4 ans).

2004 : début de la réintroduction du vautour moine dans les Baronnies

A partir de 2004, des vautours moines offerts par des parcs zoologiques européens et le centre de soins « Los Hornos » de la province d’Estrémadure sont réintroduits dans les Baronnies. Depuis, 31 oiseaux ont pu être relâchés dans les Baronnies. Aux oiseaux relâchés, se rajoutent des vautours moines venant naturellement du sud du Massif central, des gorges du Verdon mais également de Catalogne espagnole (programme de réintroduction en cours). Aujourd’hui, une petite population, comptant environ 20 individus, semble fixée dans les Baronnies. Cinq couples sont formés.

2010 : premières reproductions réussies

En 2010, cinq couples sont formés. Quatre vont pondre. Deux échoueront pendant l’incubation. Les deux autres couples réussiront à élever leur jeune jusqu’à l’envol.

Ces deux jeunes vautours moines sont les premiers à naître en nature dans les Alpes depuis la disparition de l’espèce, soit environ 150 ans.

En 2011, 7 couples étaient formés mais un seul jeune sera produit. Enfin en 2012, les cinq couples reproducteurs ont donné 4 jeunes à l’envol.

Le Gypaète barbu

Cette espèce est présente en France dans les Pyrénées (35 couples), en Corse (8 couples) et a été réintroduit sur les « grandes Alpes » depuis une trentaine d’années. En 2011, 8 couples se sont reproduits dans les Alpes françaises. Un projet « corridors » Alpes – Pyrénées est mis en place pour le Gypaète avec deux nouveaux sites de réintroduction : le Massif du Vercors et les Causses. Depuis 2010, deux à trois jeunes Gypaètes sont relâchés chaque année sur la bordure sud du Vercors. La plupart de ces oiseaux viennent survoler les Baronnies l’hiver.


Accès à la nourriture pour les vautours

Les grands vautours (fauve et moine) ont besoin d’environ 400 gr de nourriture par jour. Mais lorsqu’ils s’alimentent, ils sont capable d’ingurgiter jusqu’à 2 kg de nourriture. Ils peuvent ensuite jeûner pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines.

La colonie de vautours des Baronnies évolue sur un territoire d’une superficie de 8000 à plus de 10000 km². Ils survolent la totalité du massif des Baronnies, le Diois, le Vercors, le Dévoluy, le Ventoux … Cette prospection quotidienne leur permet de découvrir régulièrement des cadavres issus de la faune sauvage (sangliers, chevreuils, chamois, cerfs, bouquetins, mouflons) et des troupeaux domestiques (environ 120.000 ongulés domestiques sur les montagnes drômoises)

Depuis 15 ans, une récupération de carcasses d’ovins et de caprins issus de la mortalité naturelle des troupeaux a été mise en place dans les Baronnies Provençales en accord avec les services en charge de l’équarrissage. Cette collecte permet d’une part de nourrir les oiseaux captifs à partir des carcasses, mais aussi de subvenir aux besoins des oiseaux récemment libérés qui doivent s’adapter à leur nouvel environnement et s’y fixer. Or la mise à disposition d’une ressource trophique abondante et régulière augmente considérablement les chances de fixation de ces oiseaux lâchés au cours des premiers mois.

L’association « Vautours en Baronnies » souhaite progressivement réduire le volume de cadavres collectés (et donc réduire les déplacements réaliser pour cette collecte) en installant des placettes d’équarrissage chez les éleveurs volontaires. Une placette est soumise à l’autorisation des Services Vétérinaires du département, qui impose certaines règles : distance à respecter par rapport aux captages d’eau et aux habitations, prévoir l’étanchéité du sol, voire un système d’arrimage du cadavre, une clôture destinée à isoler la placette (ayant pour but d’empêcher toute pénétration inopportune – troupeaux domestiques, chiens errants, renards…). Ces placettes privées (de préférence une par éleveur) seront approvisionnées uniquement par l’éleveur, au gré de la mortalité naturelle dans son cheptel. De plus, dans un contexte très changeant de législation sanitaire, le système des placettes assure une traçabilité permanente, car elles sont liées à une seule exploitation agricole et participent au maintien d'un lien étroit entre l’agriculteur et les services vétérinaires compétents. Enfin, elles permettent de participer à l’effort de réduction des gaz à effet de serre en évitant la filière classique de l’équarrissage industriel, très consommatrice d’énergie.


Les vautours, un outil économique pour les Baronnies ?

Les Baronnies Provençales abritent aujourd’hui la plus belle population de Vautours fauves des Alpes. Le Vautour moine et le Vautour percnoptère, espèces menacées à l’échelon mondial, sont eux aussi de retour. Cette réussite écologique est également une réussite économique pour le territoire. Environ 20 000 « curieux de nature » viennent chaque année découvrir ces oiseaux. Les médias (télés, radios, presse écrite locales et nationales, etc.) sont aussi attirés par les vautours et, par leurs reportages, participent à la connaissance des Baronnies Provençales.


Pour tout savoir sur les vautours

L’association « vautours en Baronnies » organise toute l’année des sorties de terrain pour découvrir les vautours.

Pour tous renseignements contacter l’office de tourisme de Rémuzat (Tel: 04.75.27.85.71) ou le siège de l’association « Vautours en Baronnies (Tel: 04.75.27.81.91 - email : vautourbaronnies@numeo.fr).

Vous pouvez également visiter la « Maison des vautours » (entrée gratuite) qui vous permettra de découvrir une exposition sur les vautours et un film vidéo tourné sur place (horaires d’ouverture: voir l’office de tourisme de Rémuzat : tel: 04.75.27.85.71).


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